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KC & The Sunshine Band

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KC and The Sunshine Band KC and The Sunshine Band

L’un des premiers groupes disco, l'un des plus importants, bien que sous-estimé en France.

Né sous les palmiers de la Floride, il est le fruit de la rencontre entre Harry Wayne Casey et Richard Finch.

KC and The Sunshine Band02Au début des années 70, Casey est chargé des commandes dans un magasin de disques de Hialeah, en Floride. Parmi ses fournisseurs : Tone Distributors dont le représentant l'invite aux studios d'enregistrement. Casey est emballé. Chaque jour, après son travail, il prend l'habitude d'aller y traîner ses basques.

Petit à petit, on lui demande de tenir un clavier par ci par là, jusqu'à lui confier la production d'un artiste local, comme le chanteur de disco Jimmy Bo Horne.

Un an plus tard, un technicien du nom de Richard Finch est engagé.  C'est aussi un passionné : ils passent des heures dans les studios, écrivant et répétant des chansons. Les deux compères s'intéressent aux « steelbands » des Caraïbes et Casey écrit une chanson dans ce style : Blow Your Whistle.

Avec Finch, il compose Sound Your Funky Horn; les deux titres sont enregistrés avec des musiciens de studio et le disque est publié sous le nom de KC (phonétiquement, en anglais, Casey...) & The Sunshine Band.  Ils obtiennent un succès d'estime.

Ils continuent et écrivent entre autres Rock You Baby, dont ils enregistrent la partie instrumentale. Comme la tonalité est trop haute, ils la font chanter par un petit artiste maison qui rôdait dans les couloirs, George McCrae.  En deux prises l'affaire est dans la boîte.  C'est un énorme tube mondial.

Ils mettent sur pied un groupe d'une dizaine de musiciens, et les hits vont alors s'enchaîner. Queen Of Clubs leur ouvre les portes de l'Europe, avec une tournée de six semaines en Angleterre. Au retour, ils enregistrent Get Dovvn Tonight qui, le 30 août 1975, est leur premier numéro un aux États-Unis. Le « Miami Sound » est né.

La tempête est loin de se calmer.  Moins de trois mois plus tard, ils sortent That's The Way (I Like It). Chanson très « chaude » dans tous les sens du terme. KC autocensure sa première version, où les fameux « ah-ah, ah-has » étaient beaucoup plus suggestifs. C'est pour eux un nouveau numéro un, le 22 novembre 75. Ils entament une tournée triomphale à travers tout le pays. Le public est ébahi, les critiques aussi, Steve Ditlea écrit dans le New York Times : » C'est un des shows les plus éblouissants du moment. Sur scène KC est comme possédé par le rhytme. [...] Comme Elvis Presley dans la génération précédente, il a la présence scénique et la technique musicale qui brisent les barrières raciales entre les musiques ». On ne peut imaginer avis plus élogieux.

Le 11 septembre 1976, ils sont à nouveau numéro un des hits américains et européens avec (Shake, Shake, Shake) Shake Your Booty.  Le 11 juin de l'année suivante, c'est le quatrième numéro un avec l'm Your Boogie Man, extrait de leur troisième album.  La chanson suivante, Keep It Comin'Love, ne se classe que... numéro deux.

KCEntre-temps, Boogie Shoes, un de leurs anciens titres, est inclus sur la bande originale de Saturday Night Fever.

Leur chanson ne se classe qu'à une très honorable 35ème place, mais se retrouve sur un album qui se vend à plus de 30 millions d'exemplaires!
Mais la « success story » s'arrête soudain.  Leurs deux chansons suivantes ne franchissent pas le cap des cinquante premières places.  Ils reprochent à TK Records, leur label, un manque de promotion.  Casey et Finch replongent dans l'ombre des studios.  Mais l'inspiration est toujours là et une nouvelle fois ils renouent avec le succès : Please Dont Go» est le premier numéro un américain d'une nouvelle décennie, le 5 janvier 1980.

C'est exceptionnellement avec une ballade que KC et sa joyeuse bande engrangent cette victoire.  C'est la dernière.

Deux ans plus tard, le 15 janvier 1982, alors qu'il n'est qu'à quelques centaines de mètres de chez lui, Casey est victime d'un grave accident de voiture.  Un choc frontal le laisse dans une chaise roulante, provisoirement paralysé du côté droit. Il lui faudra un an pour s'en remettre en partie. Pendant ce temps, TK Records fait banqueroute et le Sunshine Band est dissous.

Malgré ces difficultés, Casey continue de travailler.  Il conserve le nom du groupe pour deux albums qui paraissent chez Epic et ne connaissent pas un grand succès, à l'exception de Give lt Up, qui sort au Royaume-Uni en 45 tours, et qui est le premier numéro un britannique de KC, le 13 août 1983.

KC give it up 1982Malgré son immense succès en Europe, KC n'avait en effet jamais pu décrocher cette place. Bizarrement, Epic USA ne sort pas le titre.

KC fonde alors sa propre marque et publie la chanson qui se classe 18ème aux États-Unis au printemps 1984, score enviable pour un disque édité par un petit label indépendant.

Ce précurseur et triomphateur du disco n'a jamais utilisé l'un des instruments favoris du genre : le synthétiseur.  Il a préféré la chaleur des percussions afro-cubaines mêlées à la fièvre du rythm'n'blues.

Cette chanson sera de nouveau numéro un en Grande-Bretagne, durant cinq semaines consécutives au printemps 1992.  Il s'agit alors d'une reprise « techno-dance » par le duo britannique KWS, qui l'enregistre pour (237£ Livre Sterling), dans leur chambre !

 

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Give it up par les KC & The Sunshine Band en 1982

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